28 avril 2006
Allez, je suis bonne fille !
et je cesse de vous faire mariner ;
Voici l'excellent, délicieux, généreux, recherché, j'en passe et des meilleurs, menu de notre "virée hors du temps" ;
Comprenant cinq verres de vins au cours du repas |
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Savennières 'Le Bel Ouvrage' 2002, Damien LAUREAU Le paleron de blonde d'Aquitaine était accompagné d'un Châteauneuf du Pape absolument, absolument remarquable ; de la matière et du fruit encore présent ; mais, j'avoue humblement que je n'ai pas du tout, mais pas du tout "assuré" sur ce coup-là ! J'avais bien demandé les bouchons de chacune des bouteilles, d'abord pour les glisser dans ma "collec de grands moments" et ensuite pour remédier à ma mémoire atteinte de "vétusté chronique" ; Cependant, de moins en moins de bouchons sont estampés ; même parmi les vins dits de garde, on ne trouve plus guère la signature du domaine ; donc l'intérêt est nettement moins vif quant à ma collection ! Mais surtout, charmée par l'ambiance, par nos hôtes et par le trés talentueux Michel Portos j'ai tout simplement oublié mon "butin" sur la table ; la générosité et l'équilibre de ce magnifique Chateauneuf restera donc dans ma mémoire en tant que compagnon idéal de notre blonde (d'Aquitaine) ; |
crédit fôtos : Roberto Batistini
26 avril 2006
La suite de la suite
Après l'architecture, passons en cuisine !
crédit fôto : Roberto Batistini
24 avril 2006
Des asperges fraîches plein le panier
Des asperges fraîches plein le panier, directement de chez le producteur, voilà de quoi improviser un repas plus que sympa en y ajoutant quelques bricoles ;
Vous avez besoin de :
Quelques asperges
Du thym du jardin
Des suprêmes de poulet fermier
Quelques échalotes
2 dl de vin blanc sec
1 bouillon kub
de la crème fraîche
sel et poivre du moulin
l'instrument privilégié avec le printemps qui pointe son nez est naturellement le cuit-vapeur ; vous le trouverez aussi bien dans le quartier chinois de Mamzelle Culino-test que chez la Rolls (à mon avis) des ustensiles électriques ; déposez délicatement vos filets salés et poivrés sur un lit de thym ;
épluchez vos asperges, si elles sont blanches ; les vertes ne le nécessitent pas réellement ; elles sont souvent plus tendres ;
faites démarrer votre cuit-vapeur ; il a en général 2 étages, ce qui sera parfait pour votre menu du jour ; il vous suffira de le programmer pour environ 35 mn ;
la sauce, est véritablement un plaisir tellement elle est simple ; je la fait depuis le nuit des temps, toujours avec le même bonheur ;
à l'origine, elle était montée au beurre, accompagnait des poissons au court bouillon et s'appelait : le beurre blanc ;
ensuite les échalotes ont confits dans du vin rouge pour accompagner une entrecôte marchand de vin ;
maintenant, elle est presque baptisée ma sauce "gyfoutout", tellement elle est évidente : après avoir haché mes échalotes il suffit de les faire doucement compoter dans le liquide choisi : vin blanc sec, vin rouge ou bouillon ;
lorsque il s'est complètement évaporé, vous montez tranquillement votre sauce au beurre ou bien avec un peu de crème ;
osez les assaisonnements farfelus ;
cela ne fera que mettre en valeur les viandes blanches ou les poissons parfois un peu fades ;
j'avais la chance d'utiliser de l'excellente viande goûteuse ; je me suis donc contentée d'épices très classiques ;
le temps de cuisson s'est avéré parfait pour les légumes ainsi que pour la viande
pour quatre personnes il a été facile de disposer joliment les asperges de chacun, très légèrement arrosées d'un filet d'huile d'olive à la vanille ; la fameuse sauce s'est retrouvée dans l'assiette, nappant le poulet délicatement rosé ; enfin, pas vraiment rosé, mais pas desséché non plus! vous voyez certainement ce que je veux dire !
habituellement, j'aime bien accompagner les asperges d'un vin d'Alsace, un riesling par exemple ;
Mais, je devais goûter l'Entre-Deux-Mers 2005 qui venait d'être embouteillé ;
J'en avais suivi l'élaboration, mais la dégustation fut une agréable surprise, car le vin est bien équilibré par une belle acidité ;
la bouche apparaît ronde et fruitée, dotée d'un beau volume et la promiscuité de la sauce sur la viande ne lui a rien enlevé !

J'aime bien çà ;
11 avril 2006
Archi & cuisine
Il existe des amis qui se souviennent de rendez-vous pris des années auparavant ; vous savez, ceux qui vous disent, lorsque j'aurai grimpé l'éverest on se f'ra une petite bouffe ; ou bien dés la construction de mon quatrième centre commercial nous passerons un week-end dans un trois étoiles !
C'est vrai, d'ailleurs j'en ai rencontré !
Cette aubaine nous a conduit au saint James à Bouliac tout près de Bordeaux, récemment repris par l'excellent Michel Portos en cuisine ;
Un délicieux concours de circonstance ( merci Jean Paul !) nous a mené dans une suite merveilleuse ou une Harley davidson des années 50 nous tenait compagnie !
Ces 4 bâtisses aux allures de séchoir à tabac sont l'œuvre de Jean Nouvel, architecte à peine connu à l'époque de la construction et de la réhabilitation de cet ancien restaurant tenu par 2 sœurs âgées ;
Michel Portos, en nous faisant l'historique de ce lieu chargé de l'histoire et de l'expérience de nos anciens nous a expliqué les seules contraintes pour le bâtisseur : la vigne, le fleuve Garonne et la "belle endormie" ; ce concept délibéré de vivre au milieu de l'épure et de la nature m'a profondément séduit ;
crédit fôto : Roberto Batistini
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