22 novembre 2007
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.
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technorati tags : blogs amis memento recap ;
19 octobre 2007
El Tintero
Un article dans un journal me fait sourire parce que le livre évoqué est celui que je viens de poser ;
il fait chaud ici, une moiteur presque liquide qui donne envie de se rapprocher de la mer ; "elle s'emplit avec délices de l'air humide et de tout ce qu'il charriait avec lui, l'écume salée, les soirs pourpres, les étoiles, les chasses nocturnes, les feux à l'horizon........" *
le livre toujours en main, mon esprit vagabonde... ce sentiment de liberté et de richesse que nous confère un ouvrage... rien à voir avec les séries aux couleurs outrancières et aux travelling extravagants ;
2 femmes qui vont déjeuner au El Tintero de Malaga ; sur la plage de... voyons, comment s'appelait-elle ? la plage d'El Palo ; une espèce de cantine en bord de mer pour déjeuner à l'ombre ; en Corse çà s'appellerait une paillote, dans le Pacifique, un faré ; mais ici il y règne une ambiance assez extraordinaire ;
Une nuée de serveurs les bras chargés d'assiettes claironnant le nom du poisson ; des mains se lèvent pour accepter une portion ; puis 2, puis 3 ;
des sardines, des calamars, des buccins, des langoustes, des couteaux de mer, des crabes, des crevettes, des moules, des palourdes et des pétoncles ; 
j'oublie les soles, les trogues (vous savez ce que c'est ? des petites fritures, quoi ; le nom m'échappe en français ; ce doit être du pur bordeluche * *) ;
le service est rapide, bon enfant et efficace ; à l'entrée, le piano et la cheminée ou officient les même espagnols qu'il y a quinze ans ;

une ambiance de marché ou tout le monde s'interpelle joyeusement ; j'adore !
un homme passe près de notre table et compte les assiettes ;
voila ! la cuenta est prête ;
*La reine du Sud d'Arturo Perez-Reverte, éd du Seuil ;
** langue vernaculaire des indigènes de la région bordelaise :) ;
Merci Jean-Mi ;
J'ai tellement aimé çà !
technorati tags :
El Tintero ; Malaga ; Espagne ; J.D Dallet ; restaurant02 août 2007
Chinons, Chinon.....
Mon entourage sait parfaitement que quelque soit l'endroit ou je me trouve, j'arrive à dégotter un lieu de chine ; et ça quel que soit le pays ! Mais, me direz-vous, quel est le rapport ?
Pour moi, la chine, la broc, se conjugue avec un grand sac à dos pour y ranger mes merveilles, du liquide (non du cash) et de bonnes chaussures de marche ;
Une excellente journée se conclut toujours par un picnic dans la campagne avoisinante, dans une clairière fraîche par exemple ;
Le vin que j'ai reçu, pour répondre à l'invitation de Guillaume Lapaque blogueur et journaliste , est exactement le vin qui s'impose dans ce genre de circonstance ;
mais, reprenons : le Syndicat viticole des vins de Chinon a eu la remarquable initiative d'organiser un concours pour nous faire découvrir ces vins de soif et de plaisir que sont les Chinon rosé ;
j'aime bien ce type de mesure qui ne peut que donner une impulsion positive à un monde agricole en crise ;
Pour ma part, j'ai reçu 2 bouteilles du Domaine de l'Abbaye 2006 ; le cabernet franc est l'unique cépage de ce vin cultivé sur un sol argilo-siliceux ; il a progressivement remplacé le chenin blanc et on en dénombre maintenant presque autant d'ha que dans le bordelais ;
Rosé de saignée, le début de la vinification a été identique à une vinification en rouge : le foulage, l'égrappage et la mise en cuve ; la pruine va donner sa couleur au jus du raisin ; toute l'habileté du vigneron réside a déterminer le moment précis ou il faudra écouler le jus coloré pour le séparer de la pruine et donc modérer la prise de couleur ;
Le domaine de l'Abbaye est un vin charmant dans sa jeunesse, frais et d'un goût net ; si le nez semble un peu fermé au premier abord, au deuxième passage il en ressort une bonne intensité très typée "fleurs blanches" ;
À l'œil, couleur rose, légèrement saumonée ; impression de rondeur en bouche malgré sa légèreté ;
Issue d'une famille de vignerons, j'avais apporté la première bouteille pour un déjeuner impromptu à base de cochonnailles et d'antipasti ; il a été apprécié comme un rosé friand remplissant son office de bon vin de soif et de plaisir ;
je le trouve cependant un tout petit peu onéreux pour un vin de grande distribution (5,00 euros , expédition franco de port à partir de 72 bouteilles) ;
l'étiquette est également un peu trop "classique" pour moi ; j'imaginerai bien une fôto de déjeuner sur l'herbe en noir & blanc par exemple ;
J'aime bien ça !
Edit du 02.08 : Un petit passage dans un supermarché m'a remis "les idées en place" ; son prix n'a rien de surprenant ; les francs CFA, les anciens francs français et les euros..... pfffiou ! mille pardons à Michel Fontaine ;
14 juillet 2007
La tomato fiesta
Concerts gratuits, Grande Parade, Marché Gourmand, Jardins expositions, 100 artistes pour une fiesta ;
"Il était une fois, à Marmande, la fille d'un riche bourgeois, jeune, belle et sage. Les prétendants ne cessaient de tourner autour d'elle mais Ferline Giraudeau n'en trouvait aucun à son goût, au désespoir de son père qui, veuf, voyait s'avancer son âge.
Et pourtant, un de ces jeunes gens, Peyrot Bory, de modeste extraction, mourait d'amour pour elle, mais n'osait de le lui avouer, conscient d'être trop pauvre pour pouvoir y prétendre ; tant et si bien que, rempli de chagrin, il décida de quitter Marmande.
Il arriva à Bordeaux juste au moment où un navire mettait les voiles pour "les isles". Pendant quatre ans, il bourlingua, visita les Antilles et la Nouvelle Grenade.
Il travaillait dur et pourtant, il ne pouvait se défaire de l'image de Ferline.Un beau jour, il prit le chemin du retour avec, dans ses bagages, un gros sac de cuir rempli de doublons d'Espagne et une pochette dans laquelle se trouvaient d'étranges graines plates et d'un gris foncé.
Revenu à Marmande, il sema dans un coin ensoleillé du jardin paternel les fameuses graines et, au début de l'été, apparurent des grappes de magnifiques fruit rouges, ronds et lisses.
Chaque matin, il en cueillait quelques uns et les déposait dans une petite corbeille d'osier qu'il abandonnait sur le bord de la fenêtre de la belle.
Au bout de quelques jours, elle le surprit et, au moment même où il renouvelait son offrande :
"Dis-moi, ami, lui dit-elle, comment s'appelle donc ce fruit délicieux que tu m'apportes chaque jour ?"
"Lorsque j'étais aux Amériques, les Indiens l'appelaient la "tomate", mais moi je l'appelle"Ferline" en souvenir de toi, tant elle était belle !"
"Eh bien, lui dit-elle en se jetant dans ses bras, à partir d'aujourd'hui, nous l'appellerons "la pomme d'amour". "
Belle histoire pour ce fruit qui ne tardera pas, j'en suis sure, à obtenir l'Appelation d'Origine contrôlée et dont le projet de Maison de la Tomate saura valoriser cette petite ville du Val de Garonne avec une réelle identité économique autant que touristique ;
Le projet de conservatoire avec serre de présentation et exposition permanente, des ateliers de cuisine, la fameuse Fête de la Tomate nous donne envie de les encourager par notre présence ;
Pendant les deux jours : exposition vente, dégustation, restauration, jeux, animations, jardins théâtralisés avec une centaine de variétés de tomates.
Retrouvez-les sur le site : http://www.mairie-marmande.fr/fr/tomate/fete.htm
08 mars 2007
Dépaysément assuré
Le printemps n'est pas loin pour vous ; dans diverses régions vous semblez "marcher vers la lumière" ;
me permettez vous de faire quelques pas en arrière ?
Noël et ses extravagances culinaires m'ont à peine effleuré cette année ;
je pense que c'était la seconde fois de mon existence que je n'officiai pas dans la cuisine ; c'était comment dire.... différent !
Le climat,largement au dessus de 0°C, le lieu, une île perdue mais bénie des Dieux : je veux parler de Mar Lodj ;
région de mangrove entre la Casamance et Dakar formée d'une multitude d'îles essaimées dans un enchevêtrement de bras de mer : les bolongs ;
Dans le campement, des "farés", des "cases", des "suites" (choisissez le terme qui vous convient le mieux...) suffisamment éloignées les unes des autres pour pouvoir apprécier les retrouvailles dans la salle à manger commune ;
la pêche du jour
Elle fut évidemment transformée en salade tahitienne ; cette recette figure maintenant dans le menu du "campement" ;
mes trois pêcheurs (qui a dit devant l'éternel ?) avaient tellement assurés qu'une grillade au barbecue avec une petite sauce à l'oignon fut nécessaire pour leur faire un sort ; prenez une gousse d'ail et un oignon et émincez-les dans une casserole avec 5 ou 6 cuillères à soupe d'huile neutre ; lorsqu'ils sont fondus rajoutez la valeur d'une cuillère à café de moutarde et la même dose de vinaigre ; n'hésitez pas à essayer, cette "salsa" égaiera même vos poissons vapeur ;
les denrées manufacturées viennent de Dakar par chaloupe, non par pirogue (c'est plus petit ) ; on trouve de la viande sur l'île, du zébu je suppose, et poissons et crustacés sont locaux et déclinés avec beaucoup d'ingéniosité par Marie ;
un charme fou
et puis, et puis des rencontres aussi enrichissantes que formidables ; ne trouvez-vous pas que les rencontres de voyage ont une saveur particulière ?
mailto:lebazoukdusaloum@orange.sn
Je connais quelques jeune femmes (rassure-toi Ruf, je ne citerai pas de nom ! ) qui sont en pleine préparation de leur honeymoon ; cela serait une belle destination, n'est-il pas ?
J'aime bien çà ;
Je viens de retrouver le menu de mon dernier réveillon, un peu disons, "étoffé" ;
j'avoue qu'il me laisse songeuse ....
pour le 24 :
* terrine de foie gras / magret (
* huitres à volonté
* pain surprise
* salade/fromage
* fruits frais
* et ......
pour le 25 en accompagnement des cafés/thés/jus de fruits :
* Gravlax et ses sauces
* huitres
* salade d'endive aux noix
* dim sun
* mini muffins
* parmentier de canard
* velouté de brocololi au coquilles st jacques au verre
* le velouté de châtaignes au foie gras
* 4 ou 5 gigots de cabris de 7 h
* à nouveau des fruits exotiques
* des mendiants
28 avril 2006
Allez, je suis bonne fille !
et je cesse de vous faire mariner ;
Voici l'excellent, délicieux, généreux, recherché, j'en passe et des meilleurs, menu de notre "virée hors du temps" ;
Comprenant cinq verres de vins au cours du repas |
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Savennières 'Le Bel Ouvrage' 2002, Damien LAUREAU Le paleron de blonde d'Aquitaine était accompagné d'un Châteauneuf du Pape absolument, absolument remarquable ; de la matière et du fruit encore présent ; mais, j'avoue humblement que je n'ai pas du tout, mais pas du tout "assuré" sur ce coup-là ! J'avais bien demandé les bouchons de chacune des bouteilles, d'abord pour les glisser dans ma "collec de grands moments" et ensuite pour remédier à ma mémoire atteinte de "vétusté chronique" ; Cependant, de moins en moins de bouchons sont estampés ; même parmi les vins dits de garde, on ne trouve plus guère la signature du domaine ; donc l'intérêt est nettement moins vif quant à ma collection ! Mais surtout, charmée par l'ambiance, par nos hôtes et par le trés talentueux Michel Portos j'ai tout simplement oublié mon "butin" sur la table ; la générosité et l'équilibre de ce magnifique Chateauneuf restera donc dans ma mémoire en tant que compagnon idéal de notre blonde (d'Aquitaine) ; |
crédit fôtos : Roberto Batistini
26 avril 2006
La suite de la suite
Après l'architecture, passons en cuisine !
crédit fôto : Roberto Batistini
11 avril 2006
Archi & cuisine
Il existe des amis qui se souviennent de rendez-vous pris des années auparavant ; vous savez, ceux qui vous disent, lorsque j'aurai grimpé l'éverest on se f'ra une petite bouffe ; ou bien dés la construction de mon quatrième centre commercial nous passerons un week-end dans un trois étoiles !
C'est vrai, d'ailleurs j'en ai rencontré !
Cette aubaine nous a conduit au saint James à Bouliac tout près de Bordeaux, récemment repris par l'excellent Michel Portos en cuisine ;
Un délicieux concours de circonstance ( merci Jean Paul !) nous a mené dans une suite merveilleuse ou une Harley davidson des années 50 nous tenait compagnie !
Ces 4 bâtisses aux allures de séchoir à tabac sont l'œuvre de Jean Nouvel, architecte à peine connu à l'époque de la construction et de la réhabilitation de cet ancien restaurant tenu par 2 sœurs âgées ;
Michel Portos, en nous faisant l'historique de ce lieu chargé de l'histoire et de l'expérience de nos anciens nous a expliqué les seules contraintes pour le bâtisseur : la vigne, le fleuve Garonne et la "belle endormie" ; ce concept délibéré de vivre au milieu de l'épure et de la nature m'a profondément séduit ;
crédit fôto : Roberto Batistini
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25 février 2006
Du boeuf gras couleur puce !
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Qu'elle soit grillée, rôtie, en daube, en pot au feu, ou encore froide, la viande de bœuf gras de Bazas est excellente ; Les Gascons vous diront qu'elle est la meilleure, et pour les connaisseurs, ils disent vrai ! On connaît mal l'origine de ce (plutôt petit) bovin, à l'ossature très fine dont le rendement en viande est de l'ordre de 70 %, ce qui est supérieur à bien d'autres races, notamment la blonde d'Aquitaine. Son aspect grisé laisse supposer qu'il a un passé ibérique, comme le peuple Celtibère qui fonda Bazas, les Vasates. Ce bœuf est le cousin pas très éloigné des célèbres vaches et toros landais qui jadis vivaient en liberté dans la zone dunaire du bord de l'Atlantique. Les derniers taurillons de cette race fougueuse (et délicieuse!) ont été abattus au fusil parce que l'un de ces pauvres bestiaux libres avait provoqué un accident et la mort d'un conseiller général dans les années 50. Pour venger l'affront, on extermina la race.
Son prix aussi est élevé mais juste, quand on apprécie la qualité de la viande ! Pas tout à fait le prix du bœuf de Kobé, rassurez-vous !
"Le défilé des bœufs gras dans les rues de la ville existait déjà au XII ème siècle ; Il était alors organisé par la corporation de la boucherie qui faisait "courir" les bœufs dans les rues de Bazas, c'est-à-dire qu'elle présentait aux consommateurs les bêtes qui devaient être consommées le jour du mardi-gras "; |
crédit fôtos : d Béziade,
si certains s'accordent à dire que leur robe est d'un gris bleuté,"grisé", gris pommelé, quant à moi, je leur reconnais le privilège de s'habiller de cette couleur "puce" si particulière mais si seyante !
Mais, dans ce pays l'histoire se termine toujours par une chanson !
12 octobre 2005
périvinations à Sartène
Il y a quelques jours, au détour de la toile, j'ai eu le plaisir de rencontrer une famille amie ; Lorsque nous vivions en Corse, nous nous sommes faits quelques connaissances de qualité ! Si, par chance Monique la soeur de Pierre me lit, eh bien je la salue bien bas (ainsi que Tonton Maurice, d'ailleurs) ! je me souviens que la Réserve de Pero Longo avait superbement accompagnée un pigeonneau fermier farci comme une poule au pot,servi avec les légumes du pot et une sauce crémée au foie gras. cette recette m'avait été inspiré par la très talentueuse Hélène Darroze. " Pierre Richarme a réussi une autre forme de résurrection sur le Domaine Pero Longo. C'était un bon exemple des exploitations créées dans les années 1960 par les rapatriés d'Algérie: 50 hectares de bas cépages productifs (alicante, cinsault), qui alimentaient la cave coopérative de Sartène. «En 1993, j'ai tout arraché et replanté 10 hectares en nielluccio, sciaccarello et vermentino.» Pierre Richarme vient de passer un autre cap: depuis 2003, ses vins ont le label Demeter de l'agriculture biodynamique. «Si l'on veut aller sur la pureté et l'expression du terroir, il faut arrêter les engrais chimiques, les traitements, les levures artificielles. Evidemment, les rendements ne sont pas les mêmes, mais les vignes deviennent plus fortes et les raisins plus sains. Je crois qu'il faut retrouver cette tradition.»
Lieu-dit Navara, 20100 Sartène
04-95-77-10-74.
Sur rendez-vous.



























